Racan ,le poète des champs.

Il s'appelait Honorat de Bueil et appartenait à une illustre famille fidéle au roi de France mais nous le connaissons un peu plus sous le non de Racan.

Il est né et a vécu une partie de sa vie dans le village de Bueil au nord de la Touraine .Son pére était Seigneur de Racan et possédé un fief composé d'une petite ferme et d'un moulin . Pas vraiment riche , il vit une enfance heureuse dans sa campagne qu'il aime tant.

Orphelin trés tôt ,il sera recueilli par sa cousine et devient page du roi henri IV et c'est à la cour qu'il fait la rencontre de Malherbe, poète à la mode , qui le prendra sous son aile, allant même jusqu'à lui donner des cours sur la poésie. A cette époque ,le jeune de Bueil espére encore devenir militaire mais l'assassinat d'Henri IV met fin à ses projets.

A 30 ans ,il décide de se retirer sur ses terres , se réfugie dans la poésie et compose les admirables " Stances sur la retraite "

 " Thircis, il faut penser à faire la retraite :
La course de nos jours est plus qu’à demi faite.
L’âge insensiblement nous conduit à la mort.
Nous avons assez vu sur la mer de ce monde
Errer au gré des flots notre nef vagabonde ;
 Il est temps de jouir des délices du port."

Faisant parti des intimes de Malherbe ,il réfute pourtant son idée intransigeante de la versification et préfére donner la liberté à sa poésie. L'amour précieux est à la mode et Racan s'y plit de bonne grâce  et choisit pour muse la belle Catherine de Termes pour qui il composera en 1617 une pastorale de 3 000 vers : " Arthenice " ( anagramme de Catherine ).

A 40 ans , l'homme décide qu'il est temps de se marier et épouse une jeune fille de bonne famille qui lui donnera trois beaux enfants et qu'il honorera dans ses poèmes.

"Heureux qui vit en paix du lait de ses brebis,
Et qui de leur toison voit filer ses habits ;
Qui plaint de ses vieux ans les peines langoureuses,
Où sa jeunesse a plaint les flammes amoureuses ;
Qui demeure chez lui comme en son élément,
Sans connaître Paris que de nom seulement.
Et, lorsque le soleil, en achevant son tour,
Finissait mon travail en finissant le jour,
Je trouvais mon foyer couronné de ma race.
À peine bien souvent y pouvais-je avoir place.
L’un gisait au maillot, l’autre dans le berceau ;
Ma femme, en les baisant, dévidait son fuseau.
Le temps les ménageait comme chose sacrée ;
Jamais l’oisiveté n’avait chez moi d’entrée.
Aussi les dieux alors bénissaient ma maison."

Arrive enfin un héritage qui lui apporte une belle richesse.Il se sert de cet argent pour reconstruire son château , le château de la Roche-Racan ,belle demeure que cet homme bon et simple ne peut plus quitter . Racan , dont on disait qu'il était le " bon vieux monsieur Racan " était surtout trés distrait et se perdait souvent dans ses pensées .LA Bruyére ,dans ses " Caractéres " l'a pris pour modéle pour sa description du distrait . Sa difficulté à parler correctement et sa laideur lui donne un atout considérable : il s'épanouit dans l'écriture et ses vers sont d'une limpidité et d'une fluidité qui font de lui un trés grand poète , un poète oublié malheureusement et c'est bien triste car ce poète des romantiques mérite qu'on s'attarde sur lui .

Quoi qu'il en soit ,je vous suggére d'aller faire un tour le 29 Septembre 2013 au château d' Hodebert où se déroulera la 6 éme journée découverte et bien vivre au pays de Racan  www.tourismeracan.fr  et je vous suggére d'aller faire une visite au site du grande poète Racan :www.racan.org

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