Une petite ruelle portant son nom , la médiathéque portant son nom et une plaque commémorative sur un mur de la maison où elle a vécu. Mais qui est donc cette Dominique Dunois ?

 

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Je ne sais pas qui , à, Bléré, a décidé de reparler de Dominique Dunois mais c'est une très bonne idée . Ce n'est pas grand chose mais ce sont ces petits faits qui rendent un village intéressant et fier de son histoire . Car ,voyez-vous ,la littérature se cache partout et même à Bléré, petit village de Touraine connu surtout pour sa proximité avec le château de Chenonceau ,sa grande brocante de Juillet , sa toute nouvelle course de caisse à savon , son joli et tout nouvel espace détente devant le Cher .

Un écrivain donc se cache à Bléré , et pas n'importe qui ,un écrivain qui a obtenu le Prix Fémina en 1928 . 1928 ,c'est loin , c'est vrai mais il ne faut pas bouder notre plaisir .

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Dominique Dunois ,de son vrai nom Marguerite Lemestre , a vécu à Bléré pendant 50 ans et elle y a écrit 11 romans dont les actions se situent tous dans la région. 

C'est grâce à son roman " Georgette Garou" qu'elle a obtenu le fameux Prix Litteraire . Une histoire dont l'action se déroule à Sublaines ,petit village très proche de Bléré, l'heroîne est une jeune femme qui se sacrifie pour son mari , sa famille et finira finalement par faire ses propres choix .

J'aurai vraiment voulu lire ce roman ,ne serait-ce que pour retrouvez l'esprit de la vie à la campagne dans les années 20 . Malheureusement ,impossible de trouver " Georgette Garou "  sauf une reproduction de la jaquette du livre ( trouvé à la BNF).

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Mais rien n'est perdu car , grâce à un sacré coup de chance , j'ai trouvé dans une brocante un livre " Aux Beaux Pays de Loire " avec tout un tas d'extraits de romans qui ont pour sujet la Touraine . Coup de Chance car dans le théme " vie laborieuse du bord de Loire " j'ai trouvé un extrait ( coup de chance ,je vous le dit ! ) de " Georgette Garou " .

Extrait :

"Une rude journée ,qui absorberait jusqu'au soir toutes les énergies de la ferme . Il fallait se dépêcher ,donner le plein de sa force ,ne pas écouter la lassitude des bras fatigués d'accomplir sans cesse le même geste .La machine au milieu d'eux ,était comme un monstre dévorant qu'on devait servir sans arrêt.

Georgette piquait les gerbes de sa fourche et , leur faisant décrire une courbe dans l'air , les passait à une autre fourche , un peu plus basse  ,qui les acceuillait de même pour les transmettre à une troisiéme , laquelle les jetait aux deux engreneurs .Et leurs gestes étaient si bien calculés , si harmonieux , que le blé ondoyait entre leurs mains , d'un bout à l'autre de la cour , ainsi qu'une grande étoffe blonde."

Bonne journée à tous et à bientôt.